En amont de l’aménagement du futur Parc d’Activités de la Communauté d’agglomération du Pays de Meaux, une équipe de l'I.N.R.A.P. (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) met actuellement au jour un aqueduc antique qui alimentait notre territoire.
Le travail de l'
INRAP consiste à dégager la tranchée, les fondations de l'
aqueduc, à mettre en évidence la conduite d'eau et à en repérer les regards (photographies, relevés, prélèvements...), afin de restituer les caractéristiques techniques et hydrauliques de l'
aqueducL'Etat a accordé deux mois de fouilles avant le début des travaux du futur parc d'activités... Les fouilles se font sur 10 mètres de large et 500 mètres de long ; elles ont commencé début juin et doivent se poursuivre jusqu'à fin Juillet.
La vidéo nécessite le plug-in Flash 8 ou supérieur.On trouve aujourd'hui encore de nombreux vestiges d'aqueducs romains, le plus remarquable est le
Pont du Gard en France...
Une conduite d'eau romaine datée du 2e siècle de notre ère...Il s'agit d'un canal souterrain (destiné à capter et à conduire l'eau d'un lieu à un autre), qui mesure 40 cm de large sur 70 cm de hauteur, indiquant qu'il alimentait une ville d'importance moyenne dans la Gaule.
L'aqueduc constituait un élément de "romanité" important dans la ville antique ; les
Romains attachaient un grand prix à l'approvisionnement en eau de leur ville.
Cette alimentation en eau assurait en priorité les
fontaines publiques, les
thermes, elle était aussi attribuée à
quelques particuliers privilégiés.
L'aqueduc était non visible à l'époque mais possèdait des "regards" visibles, tous les 15 mètres environ, qui permettaient son entretien. Il rejoint le
Ru de
Rutel, actuellement, l'
INRAP poursuit ses études afin de connaitre la source qui l'alimentait...
L'Archéologie préventive ?
Sauver les archives du sol...
"En France, chaque année, 700 Km² sont touchés par des travaux d'aménagement du territoire (carrières, terrassements, routes et voies ferrées, bâtiments privés et publics) entraînant la destruction des vestiges que recèle le sous-sol.
L'archéologie préventive, en étudiant environ 20 % de ces surfaces (15 000 hectares en 2005), permet de « sauvegarder par l'étude » les archives du sol.Depuis une trentaine d'années, des milliers de sites, en milieu urbain comme en zone rurale, ont été fouillés, étudiés, comparés. La somme des informations issues de ces fouilles a profondément enrichi la connaissance du passé.
Dite "de sauvetage", faute d'assise légale jusqu'en 2001, cette activité archéologique est désormais définie comme « préventive ». En effet, la loi sur l'archéologie préventive du 17 janvier 2001 prévoit l'intervention des archéologues en préalable au chantier d'aménagement, pour effectuer un « diagnostic » et, si nécessaire, une fouille. L'aménagement du territoire ne se fait donc plus au détriment des vestiges du passé, mais permet, au contraire, leur étude approfondie. "
Les vestiges d'aujourd'hui représentent une richesse en voie de destruction rapide qu'il faut préserver...
L'INRAP assure une mission de recherche et de diffusion..."Créé en 2002, en application de la loi sur l'archéologie préventive, l'institut assure la détection et l'étude du patrimoine archéologique touché par les travaux d'aménagement du territoire. Il exploite et diffuse l'information auprès de la communauté scientifique et concourt à l'enseignement, la diffusion culturelle et la valorisation de l'archéologie auprès du public. Sa création traduit l'importance prise, depuis les années 1970, par la recherche archéologique en France et témoigne de la volonté de l'État de soutenir l'exercice de cette mission de service public d'intérêt général."
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