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Seine et Marne > Articles rédactionnels > Détail Provins, patrimoine mondial de l'Unesco700 000 visiteurs par an
Provins est le dernier témoin vivant des célèbres foires de Champagne du Moyen-Age. Classée au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco en 2001, la ville possède un ensemble architectural (civil, militaire et religieux) unique avec 58 monuments inscrits ou classés à l’inventaire des Monuments Historiques. Provins est la ville la plus représentative de France en ce qui concerne l’époque médiévale, notamment grâce à un plan de restauration de la ville dirigé par Jean Moulin (Architecte en chef des Monuments Historiques). Chaque année, près de 700 000 personnes viennent visiter Provins. Provins : de la gloire au déclin Ce déclin est accéléré par le développement de centres marchands au nord et à l’est de l’Europe, entraînant une baisse d’activité sur les foires (les routes maritimes semblaient plus sûres et plus économiques avec les nouveaux moyens de transport). Le ralentissement de l’activité et les prix trop élevés poussent même le maire de Provins, Guillaume Pentecôte, à demander aux artisans et ouvriers de travailler plus longtemps pour le même salaire. Une révolte urbaine s’ensuit en 1379, sévèrement réprimée, poussant de nombreux marchands à quitter la ville. Les capitaines Anglais prennent la ville assez facilement à plusieurs reprises. Des incursions anglaises ont notamment lieu dans les campagnes champenoises vers 1358. En 1417, le traité de Troyes fait passer la ville aux mains d’une partie du royaume des Bourguignons, puis aux anglais. L’administration de la Commanderie de Provins fut donc réduite à l’indispensable : seul un Commandeur, appelé “ Maître ”, gérait l’intégralité du domaine et des finances. Les religieux, placés sous ses ordres, étaient peu nombreux. Il y avait un aumônier ou infirmier, un maréchal, un receveur, un économe, qui avait la garde des clefs et assurait la surveillance du personnel domestique, ainsi qu’un frère employé à la vente des vins. Sous l’influence du Roi, un concile provincial décida que toute abjuration serait considérée comme un cas plus grave que la protestation d’innocence, et conduirait à la peine du feu. Ainsi, en mai 1307, le concile condamna au bûcher 54 Templiers, et le Pape supprima l’Ordre de sa propre autorité. La majorité des biens fut attribuée à l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem et non au Roi de France, comme celui-ci l’aurait souhaité. Les Croisades Le terme de croisades n’apparaît que vers 1250. Avant on parle de “ voyage de Jérusalem ” ou de “ pèlerinage de la Croix ”. Il y eut huit croisades entre 1096 et 1291. Si, au départ, les croisés étaient essentiellement des pèlerins qui se faisaient souvent massacrer rapidement, les chevaliers prirent la relève. Les cinq premières croisades furent dirigées par le Pape, chef de l’église catholique de Rome. Urbain II promit aux hommes qui s’engagèrent dans la première croisade, en 1096, de protéger leurs biens pendant leur absence. Il leur promit également l’impunité pour les crimes qu’ils auraient commis et le pardon de Dieu pour leurs péchés. Les trois dernières croisades furent lancées par des rois d’Europe, puis la ferveur des croisés s’évanouit dès la fin du XIIIe siècle. Les Chevaliers, de père en fils Toute l’éducation d’un fils de chevalier le préparait à le devenir à son tour. Enfant, il jouait avec des chevaux de bois, revivant les récits rapportés par les trouvères et troubadours. Puis débutait l’apprentissage à l’équitation et au maniement de l’épée avec un maître d’armes. Vers dix ans, il commençait à s’initier au combat à cheval en visant, au galop, avec une longue lance, la quintaine, un mannequin mobile attaché à un poteau. Plus tard, il quittait le château familial pour servir comme écuyer le suzerain de son père, qui lui apprenait à se comporter en chevalier en toutes circonstances… il lui fallait apprendre les bonnes manières et la signification du mot “ honneur ”. C’est vers 17 ans qu’il recevait l’adoubement : après une nuit de prières et une messe, un chevalier aguerri lui remettait ses armes et lui assenait un coup du plat de la main sur la joue ou sur la nuque : c’était la colée, avant de prêter serment devant Dieu de ne combattre que pour la bonne cause, de protéger la veuve et l’orphelin, de ne point tuer les vaincus sans défense… La Rose de Provins Pendant longtemps, la capitale de la Brie fit un très grand commerce de ses roses. Elle les cultivait sous le double rapport de l’agrément et de l’utilité médicinale. Ainsi, Provins fournissait aux foires de Champagne et de Brie, si importantes au Moyen Âge, les précieux produits de la Rosa Gallica Officionalis sous forme de conserves sèches et liquides. De nombreux marchands étrangers les transportaient au loin, propageant ainsi la renommée de la précieuse rose. Sa composition à base de tanin, d’acide gallique, d’huiles essentielles, d’albumine, de silice... fait que, préparée en confit ou en sirop, elle apaise les maux de digestion. En lotion, elle assainit et purifie la peau. En sucre d’orge, elle adoucit la gorge... Aujourd’hui, la tradition perdure : on fabrique encore artisanalement des confitures de roses, du miel, de la liqueur, du sirop, des bonbons, des gâteaux... En relation avec cet article: Découvrez la commune en relation avec cet article : Provins A lire également :
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